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Notre rubrique Lexique vous aidera à mieux les comprendre.
La surpopulation atteint des records, l’établissement menace ruine, les gardiens sont en grève du zèle. Les réactions à cet état de choses fusent de toutes parts. Dernière intervention en date, celle du président du tribunal de première instance de Bruxelles.
La situation qui règne à la prison de Forest (où l’on enregistre plus de 700 détenus pour 402 places) est considérée par de nombreuses instances comme dramatique, scandaleuse, inacceptable, inhumaine, dégradante et l’on en passe.
Fin mars, le barreau de Bruxelles, l’Association syndicale des magistrats (ASM), la Commission de surveillance de la prison de Forest, la section belge de l’Observatoire international des prisons (OIP) et la Ligue des droits de l’homme ont dénoncé, en choeur, la réalité vécue dans la maison d’arrêt bruxelloise, où l’on entasse trois détenus par cellule de 9 mètres carrés, dans des conditions d’hygiène déplorables.
En de nombreux endroits, des murs et des plafonds s’effondrent, la cuisine a été jugée insalubre, etc. Depuis trois semaines, les gardiens observent une grève du zèle qui complique la vie des détenus, de leurs familles, de leurs avocats et des intervenants externes.
Mardi 3 avril, le président du tribunal de première instance de Bruxelles, Luc Hennart a visité la prison de Forest en compagnie de 5 des 22 juges d’instruction bruxellois. “Il n’y a pas besoin de longs discours : la situation est totalement ingérable”, a estimé M. Hennart. “Les juges savent maintenant ce que la détention qu’ils prononcent signifie concrètement”, a ajouté M. Hennart. Cela ne veut évidemment pas dire qu’ils décerneront moins de mandats d’arrêt à l’avenir. Mais M. Hennart pense qu’un être humain ne peut rester insensible à ce qu’il a vu mardi.
W.G.