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Notre rubrique Lexique vous aidera à mieux les comprendre.
Elle a accompli une belle carrière au parquet et au parquet général de Bruxelles mais aussi au Conseil supérieur de la Justice. Partout, sa rigueur et son humanité ont fait merveille. Elle ne laissera que des regrets.
Les acteurs du monde judiciaire ont appris avec une infinie tristesse la mort de Nadia de Vroede, substitut du procureur général près la cour d’appel de Bruxelles et, depuis 2008, membre de l’équipe dirigeante du Conseil supérieur de la Justice, qu’elle présida de septembre 2010 à septembre 2011. Mme De Vroede a été emportée par un cancer à l’âge de 55 ans. Nadia de Vroede était entrée au CSJ pour “réfléchir de manière plus générale au fonctionnement de la justice afin d’améliorer le service au citoyen”.
Dès l’adolescence Nadia De Vroede est attirée par l’univers de la justice. Diplômée en droit en 1979, elle entame sa carrière au barreau. Elle passera son stage dans un cabinet spécialisé en droit familial, une matière qu’elle ne cessera de pratiquer avec passion et humanité.
Elle est nommée stagiaire judiciaire, en 1982. Sa carrière au parquet puis au parquet général est brillante. A 53 ans, elle décide de l’interrompre pour rejoindre le Conseil supérieur de la Justice. Son intention était toutefois, à la fin de son mandat, c’est-à-dire dès cette année, de retourner au Parquet, un corps qu’elle aimait par-dessus tout.
Humaniste, très à l’écoute de ses collègues mais aussi des justiciables, à commencer par les plus faibles, Nadia De Vroede était une femme de cœur, au profond souci de pédagogie. Elle fit souvent preuve de courage en interpellant de façon polie mais ferme les politiques dans des dossiers brûlants, comme celui des “magistrats cabinettards” par exemple.
W.G.
Votre point de vue (3 réactions)
# Le 29 juillet 2012 à 12:55, par Gisèle Tordoir
A la lecture des commentaires, le monde judiciaire perd une personne de valeur disparue bien trop jeune. C’est très triste pour sa famille pour qui j’ai naturellement une pensée. J’ai eu l’occasion de contacter madame De Vroede, dirigeante du CSJ, et là je dois bien dire toute ma déception : je n’ai réellement pas eu l’impression de susciter le moindre intérêt malgré les problèmes rencontrés avec le monde judiciaire que je n’ai pas manqué de lui soumettre, à elle ainsi qu’à d’autres membres du CSJ. Alors, je doute encore aujourd’hui de la réelle volonté "de réfléchir au fonctionnement de la justice afin d’améliore le service au citoyen" (sic). Pour moi , sur base du vécu récent, subsiste plus que le doute de la mission et de l’utilité de cet organe de contrôle(?) s’affirmant vouloir rapprocher le monde judiciaire du citoyen, ramener une certaine confiance (?). C’est très éloigné de ce que je connais et de ce que m’inspire le CSJ.
# Le 28 juillet 2012 à 22:53, par Haesevoets YH
Très affecté par son décès, je rend hommage à cette dame de la magistrature pour sa grande humanité et sa rigueur absolue ! Comme expert, J’ai eu l’honneur de collaborer avec elle,... Je la croisais et lui parlais si souvent,... toujours de bon conseil et disponible, à l’écoute des autres,... j’ai une pensée pour sa famille, ses amis et ses proches,... Qu’elle repose en paix !
Yves-Hiram Haesevoets
# Le 28 juillet 2012 à 16:56, par skoby
Si ces commentaires sont exacts et décrivent bien cette personne alheureusement disparue beaucoup trop jeune, c’est un drame, non seulement pour sa famille, mais également pour une Justice que le citoyen ne comprend plus toujours, car elle semble mieux protéger les malfaiteurs que les citoyens.
Nous avons donc perdu une femme de grande valeur.