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Michel Onfray au Jeune Barreau de Bruxelles sur le thème « L’injustice de la justice - Les soubassements judéo-chrétiens de la punition »
le 25 avril 2013

Ce jeudi 25 avril 2013, Michel Onfray viendra disserter à la Conférence du Jeune Barreau de Bruxelles sur thème « L’injustice de la justice - Les soubassements judéo-chrétiens de la punition ».

Justice-en-ligne fera écho à cette conférence mais en voici déjà les principaux éléments de présentation.

Michel Onfray est l’auteur de très nombreux essais philosophiques. Ancien professeur, il a démissionné de l’Education nationale française en 2002 pour fonder l’Université populaire de Caen. Il s’est fait connaître dans les années 90 avec des essais comme La raison gourmande (Grasset), Le ventre des philosophes (Grasset) ou La sculpture de soi (Grasset), où il renouait avec l’idée de la philosophie comme art de vivre, comme capacité à modeler son existence. Il défend pour son compte une conception hédoniste, libertaire et athée, ayant le souci de relégitimer les plaisirs de la terre contre une longue tradition idéaliste toujours soupçonneuse vis-à-vis de tout ce qui a trait au corps.

Depuis quelques années, il s’attache à déboulonner, dans les pas de Nietzsche, les soubassements religieux de la tradition philosophique occidentale. Après son Traité d’athéologie, publié en 2005, son dernier essai sur Freud, Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne, qui propose une relecture critique de l’œuvre de Freud et de la psychanalyse, a rencontré un très large succès. Enfin, produit de son enseignement à l’Université populaire, sa Contre-histoire de la philosophie, dont sept tomes sont parus à ce jour chez Grasset, fait redécouvrir tout un pan de l’histoire de la pensée occidentale, minoré ou oublié, qui s’inscrit dans sa vision hédoniste et libertaire.

Son dernier livre, L’ordre libertaire - La vie philosophique d’Albert Camus (Flammarion) s’attache avec passion au parcours, solaire, du dernier philosophe à avoir fait de sa vie même une œuvre philosophique. Mais c’est de la Justice que viendra parler Michel Onfray ce 25 avril 2013 au Jeune Barreau de Bruxelles. Plus précisément, il mettra en lumière les soubassements judéo-chrétiens de notre conception de la punition et de la justice. Libre arbitre, choix, responsabilité, culpabilité, punissabilité, ces concepts qui sont au cœur du système pénal et judiciaire seront examinés du point de vue de leur origine historique et de leurs fondements philosophiques.

Voici ce qu’il en a déjà écrit : « Dans certaines circonstances, dans certains lieux, dans certaines conditions, on sait la chance impossible et les probabilités grandes de délinquer. Qu’on crée donc d’autres circonstances, qu’on détruise certains lieux, qu’on rende impossibles certaines conditions, qu’on brûle les bouges, qu’on épuise les vitalités du maléfice. Et que disparaissent les mauvaises étoiles remplacées par des feux magnifiques. Aucune révolution métaphysique de la justice ne s’accomplira sans une politique des contre-feux favorables. Qu’advienne la politique douce pour que cesse la morale cruelle »

La conférence sera présentée et animée par Martin Legros, rédacteur en chef de Philosophie Magazine.

La conférence aura lieu le jeudi 25 avril 2013 à 20 heures dans la salle des audiences solennelles de la cour d’appel de Bruxelles (Palais de justice, place Poelaert, 1000 Bruxelles)

Participation aux frais : avocats stagiaires membres de la Conférence du Jeune Barreau : 5 euros – membres de la Conférence du Jeune Barreau et avocats stagiaires non-membres de la Conférence du Jeune Barreau : 10 euros ; autres (non membres de la Conférence du Jeune Barreau) : 15 euros.

Paiement préalable au compte de la Conférence IBAN BE68 6300 2151 2134 avec la référence « nom + prénom + Conf. Onfray ».

Inscriptions préalables obligatoires pour le 22 avril 2013 au plus tard.

Toutes inscriptions peuvent être effectuées par courriel à l’adresse inscriptions@cjbb.be ou par fax au n° 02/519.85.61.

Renseignements complémentaires au secrétariat de la Conférence du Jeune Barreau de Bruxelles, du lundi au vendredi, de 9h30 à 12h30, au 02/508.66.43.

Votre point de vue (2 réactions)

  • Le 26 avril 2013 à 16:16, par Gisèle Tordoir

    Il est logique que les règles sur lesquelles est basée la justice, et donc l’injustice, soient judéo-chrétiennes. C’est le fondement même de notre civilisation chrétienne qui a pu, qui a su évoluer, avancer, s’améliorer. J’ai eu la chance, et je l’apprécie à sa juste valeur très régulièrement, d’avoir été élevée dans le respect des autres et dans l’intéressement aux autres. Il m’a aussi été transmis que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre. La punition fait également partie intégrante de mon éducation. L’humain reste un savant mélange mi-ange mi-démon. Ne dit-on pas "l’enfer est pavé de bonnes intentions" ? Cela sous-entend, à ma réflexion, que même si l’on veut faire le bien, on peut se tromper et faire "pas si bien que cela"...J’estime que la punition est indispensable dans la vie en société : il faut des limites, des règles, des lois et donc des sanctions. La punition est "un mal" (?) nécessaire, au même titre que l’amende, l’astreinte et les autres mesures punitives, pour faire peur, pour dissuader, pour décourager...Pas pour (se) venger...La justice est toutefois rendue par des humains qui, de temps à autres se trompent : il arrive alors qu’elle pénalise à tort. Cela m’est arrivé : condamnée et punie pour procédure téméraire et vexatoire...Je suis donc bien placée pour en parler...Mais malgré cette très pénible et très injuste expérience, je reste convaincue que le principe de la punition doit perdurer. C’est de loin préférable et plus réaliste que l’utopie de circonstances de vie "sans délinquance, sans bouges, sans maléfices, sans mauvaise étoile" (partiellement repiqué dans le texte ci-dessus). Les cours de civisme, de morale, de philosophie trouvent toute leur importance. Le message que j’ai aussi est : "magistrats, trompez-vous moins souvent, ne condamnez pas à tort, ne punissez pas n’importe comment, remettez-vous, vous-mêmes et votre jugement, en question". N’emploie-t-on pas communément l’expression "le jugement dernier" ? Il s’agit peut-être du seul jugement équitable pour tous ?...Qui sait ?

  • Le 26 avril 2013 à 14:13, par skoby

    Cette conférence me paraît intéressante, mais sur le texte précédent il m’est diffiçile de formuler un avis.

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