Justice en ligne

Envoyez-nous remarques, questions et points de vues sur la justice.

Certains termes du vocabulaire judiciaire vous paraissent compliqués ?

Notre rubrique Lexique vous aidera à mieux les comprendre.

Accéder au site Questions-justice.be
« Un an après Charlie… Quelle liberté d’expression ? » : une conférence-débat ce vendredi 19 février 2016 à 14 heures à la Foire du Livre de Bruxelles
par Pierre Vandernoot, le 18 février 2016

Voici un peu plus d’un an, la conscience humaine était déchirée par les attentats au siège de Charlie Hebdo et l’assassinat de plusieurs de ses collaborateurs notamment.

Au-delà de l’attachement proclamé à la liberté d’expression, garantie notamment par la Convention européenne des droits de l’homme, s’est posée la question des limites à ce droit. Il n’est pas besoin de préciser, sauf aux intolérants, que ces limites ne peuvent résulter que de la loi et d’interventions éventuelles des juges et que rien ne justifie la barbarie d’une tuerie.

Précisément, qu’en disent les juges ?

La maison Larcier organise ce vendredi 19 février 2016 à 14 heures à la Foire du Livre de Bruxelles un débat sur cette question, avec deux des experts en la matière : Jacques Englebert, avocat et professeur à l’Université libre de Bruxelles, et Frédéric Krenc, avocat et maître de Conférences invité à l’Université catholique de Louvain. Portant pour titre « Un an après Charlie… Quelle liberté d’expression ? », la conférence sera animée par Eddy Caekelberghs, journaliste à la RTBF.

La manifestation est présentée comme suit sur le site de la Foire du Livre : « Suffit-il de montrer son attachement à la liberté d’expression après l’attaque meurtrière de Charlie Hebdo de janvier 2015 ? La question est plus complexe et, si tous les intervenants revendiquent leur attachement de principe à cette liberté cardinale, ils ont aussi des divergences sur ses limites ! »

Justice-en-ligne a consacré déjà plusieurs articles à cette question, notamment celui de Baptiste Nicaud, « Tolérance contre intolérance : jusqu’où va la liberté de caricaturer selon la Cour européenne des droits de l’homme ? ».

D’autres articles sur le sujet peuvent être repérés via le moteur de recherche du site en saisissant le mot-clé « Discours de haine ».

Après la conférence, le débat peut se poursuivre ci-dessous, dans l’espace « Réagissez ».

Justice-en-ligne reviendra, à n’en pas douter, sur ces questions.

Votre point de vue (2 réactions)

  • Le 20 février 2016 à 16:00, par Gisèle Tordoir

    La caricature fait partie de notre culture (déjà au moyen-âge...). Si on l’apprécie, on achète Charlie-Hebdo, par exemple. Perso, je n’apprécie pas tout ; dès lors, je le lis quand cela me convient... Aucune raison, même la moquerie en rapport à la croyance d’une partie de la population, ne justifie la mort des auteurs, des dessinateurs, des scénaristes. La caricature est un art comique, en soi, même si parfois brûlant...L’humour, le sens de la dérision (surtout l’auto-dérision) restent, selon moi, d’excellents "compléments vitaminés", à l’instar de tous les arts, pour lutter contre la dépression ambiante actuelle. J’ai lu et ai retenu "La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri." Ne dit-on pas "Rire de bon coeur" ???

  • Le 20 février 2016 à 10:49, par skoby

    Pour moi, la liberté d’expression est sacro-sainte, mais les injures personnelles
    ne sont pas autorisées, et les discours de haine doivent êtres interdits.
    Par contre, ceux qui se moquent doivent se méfier du retour de flamme, car on ne se
    moque pas inpunément de la croyance d’une partie de la population.

    • Le 23 février 2016 à 09:42, par Denis Luminet

      La cohérence ne voudrait-elle pas que le discours de haine à prétention biologique
      "Qu’un sang impur (sic) abreuve nos sillons" soit réprimé ?

Réagissez


Votre message
  • Les messages sont limités à 1500 caractères (espaces compris).

  • Quel est le résultat de l'opération quatre fois trois ? 
  • Je confirme mes engagements énoncés lors de ma première inscription et mon accord aux conditions d'intervention et d'utilisation relatives au site Justice-en-ligne.
Qui êtes-vous ?