Accueil > ... > Forum 1135

La libération conditionnelle : l’association syndicale des magistrats rappelle les principes et les pratiques au cœur de notre système pénal

23 août 2012, 13:03, par Gisèle Tordoir

"De l’égalité des citoyens, garantie par la justice dont la mission est d’appliquer la loi à tous les justiciables,..." J’ai plus qu’un doute pour avoir vécu personnellement l’expérience contraire à Nivelles. J’ai rencontré et découvert une cour partisane, incapable d’impartialité, de droiture et de justesse. Mes plaintes déposées, en 2008, 2009, 2010 et 2011, complétées par les documents "personnes lésées" sont à ce jour toujours en attente de traitement. Cela n’a pas empêché le tribunal de police de rendre un jugement faisant fi de cette situation. Malgré le "droit que nous offre" la justice à pouvoir suivre l’état de nos plaintes, nous apprenons ce matin par un courrier du procureur qu’elles sont toujours en information. Nous n’avons toujours pas eu droit à l’accès à nos dossiers et le jugement est tombé malgré tout à notre désavantage : condamnation à payer des dommages moraux à la partie adverse, deux magistrats, pour procédure téméraire et vexatoire. Alors la justice égale pour tous, je n’y crois guère. Je ne suis pas la seule. De plus en plus souvent, j’entends parler de "l’injustice" en lieu et place de la "justice". Dans l’absolu, je suis d’avis que même si une décision est légale, elle n’est pas pour autant la bonne. Il apparaît clair que le monde judiciaire doit impérativement faire un travail de reconstruction, de remise en question et d’actualisation de son fonctionnement intégral. Ne dit-on pas : "Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis" ? Ce travail demande beaucoup de modestie, de courage et de capacité à revoir sa position dans la société qui évolue très vite. Ce n’est qu’à ce prix-là qu’elle se donnera les moyens pour retrouver la confiance du citoyen. Les personnes qui jugent, qui décident sont des femmes et des hommes avant tout. Elles (ils) peuvent donc se tromper. Ce ne sont pas leurs études qui les mettent à l’abri des erreurs. Je suis persuadée que trop de personnes se trouvent en prison alors qu’elles ne le devraient pas. J’ai l’impression que la prison est devenue la solution facile pour punir. Il y a certainement des peines à revoir. Pourquoi ne pas davantage utiliser la possibilité de condamner à des travaux d’utilité pour l’état ? pour les familles ? Que la prison ne soit plus utilisée que pour les cas où les justiciables représentent un réel danger pour la société belge ? En cas de violence morale ou physique, maltraitance, crime, pédophilie, menaces pour la nation et ses valeurs (sharia4belgium, e.a.). Il faut surtout prendre enfin et de façon efficace les droits des victimes en compte. La victime doit elle aussi se reconstruire, continuer à vivre après le(s) dommage(s) subi(s). La victime doit à tous moments être concertée, informée et doit avoir son mot à dire. La justice ne peut pas décider de tout à sa place.

Votre message

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajouter un document