Il n’est pas question de faire justice soi-même

17 septembre 2026

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Un homme vient d’être condamné à 17 ans de prison pour tentative d’assassinat. Il avait attaqué un voisin qu’il soupçonnait d’avoir abusé de son beau-fils. Il avait voulu « faire justice lui-même ».

Et cela n’est pas permis !

Voyons plutôt

Contre le chaos

Les lois sont créées pour permettre aux gens de vivre ensemble. Elles disent, par exemple, qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe quand ou encore n’importe comment. Elles permettent de résoudre de multiples problèmes qui se posent entre les individus.

Quand des personnes ne respectent pas ces lois, quand elles ne sont pas d’accord, c’est à la justice d’intervenir. C’est elle qui décide, c’est elle qui rétablit les droits de chacun. Ou encore : quand des personnes commettent des actes contraires aux valeurs importantes de la société (ce qu’on appelle des infractions pénales ), c’est encore à la justice d’intervenir et de les punir en décidant d’une peine .

Faire justice soi-même, à sa manière, c’est appliquer « l’œil pour œil, dent pour dent ». C’est se venger en appliquant ce qu’on appelle la loi du talion. C’est prendre le risque de créer un cercle vicieux parce que le vengé voudra à son tour réagir… Le problème de départ ne sera pas résolu…

Au contraire, il mènera au chaos dans la société.

La justice est rendue par des professionnels, des magistrats totalement extérieurs aux conflits . Ils doivent juger avec impartialité . Cela fait une grande différence, par exemple avec une personne violentée qui veut se venger de son agresseur. Impliquée, elle ne peut pas être objective. Ils doivent faire respecter la légalité. Ainsi le juge se place-t-il, par exemple, entre des gens qui risqueraient de s’entretuer tellement ils se détestent. Elle fait « payer » une faute par une peine qui peut être une somme d’argent, un travail pour la collectivité, un emprisonnement.

Commenter, critiquer

S’il n’est pas permis de faire justice soi-même, il est possible et permis de commenter et même de critiquer une décision de la justice. C’est une façon d’exercer son droit à la liberté d’expression, reconnue par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et toutes les démocraties. Attention : si la critique des décisions de justice est légitime, il s’agit aussi de respecter les magistrats et le pouvoir judiciaire : agresser, menacer, injurier ou encore vouloir intimider un juge n’est pas permis.

Précisons encore que si l’on peut critiquer, on doit cependant respecter la décision prise.

En cas de désaccord avec un jugement , il est généralement possible de « faire appel ». Les personnes concernées demandent alors à un autre tribunal de juger une deuxième fois les mêmes actes. Dans certaines situations, les personnes peuvent aussi s’adresser ensuite (on dit « se pourvoir ») à la cour de cassation . Celle-ci s’assurera que le juge a bien respecté la loi. Si elle constate une illégalité, elle ne rejuge pas l’affaire. Elle casse (annule en fait) le premier jugement et le renvoie dans un autre tribunal. [ Voir en ligne : ]

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