« Justice et cinéma » : Les juges sont-ils infaillibles ?, le jeudi 1er mars 2012 aux F.U.S.L.

par Bruno Dayez - 24 février 2012

Comme annoncé précédemment, la deuxième conférence de Bruno Dayez, du cycle « Justice et cinéma », aura lieu le jeudi 1er mars 2012 à 20 heures aux Facultés universitaires Saint-Louis (43, boulevard du Jardin botanique – 1000 - Bruxelles), auditoire n° 1. Elle traitera du thème suivant : « Les juges sont-ils infaillibles ? ».

Voici quelques mots de présentation de cette séance.

Les juges occupent dans notre système de justice pénale une position tellement centrale qu’il ne vient quasiment plus à l’idée de personne de la remettre en question.

Or, comme tous les autres acteurs du procès, le juge n’est évidemment pas neutre, et les caractéristiques de sa charge (ou de son « état », comme l’on préfère) sont lourdes de sous-entendus. Il n’y a donc aucune raison pour qu’il échappe à l’analyse critique.

Si l’on se réfère au titre de cette conférence, on aura beau jeu de répondre que, bien entendu, aucun juge n’est infaillible et qu’aucun ne s’est jamais considéré comme tel. Outre que cela reste à voir, le vrai sens de la question est plutôt celui-ci : la légitimité de la répression ne repose-t-elle pas sur la conviction que, sauf accident, le juge fait œuvre de vérité ? Point de justice sans vérité.

On n’est pas du tout prêt à admettre qu’une condamnation pénale puisse être fondée sur une erreur, dût-elle être rarissime. Autrement dit, sauf exception, les gens de robe et le vaste public partagent la croyance selon laquelle la procédure pénale a pour principal objectif d’aboutir à « la manifestation de la vérité » et le juge est l’artisan ultime (et décisif) de cette véri-diction. La situation qui lui est faite (détenir le pouvoir du dernier mot) n’est-elle pas à l’origine de dérives, dont la plus courante est de considérer qu’il a toujours raison ? Ainsi, sans l’avoir voulu, le juge est mis en posture de posséder le monopole de la vérité. Sa toute-puissance n’est pas de son fait ; elle résulte des pouvoirs que la loi lui délègue. Est-ce que le fait de n’y être pour rien empêche que son omnipotence lui monte à la tête, c’est l’une des questions impertinentes que l’on aimerait lui poser.

Extraits de :
 Le juge et l’assassin (Bertrand Tavernier) ;
 La vérité (Henri Georges Clouzot) ;
 La nuit des juges (Peter Hyams) ;
 Section spéciale (Costa-Gavras) ;
 Meurtre au paradis (Jacques Becker) ;
 Autopsie d’un meurtre (Otto Preminger) ;
 Le verdict (Sydney Lumet).

Mots-clés associés à cet article : Juge, Vérité, Conférence, Justice et cinéma, Cinéma,

Votre point de vue

  • elisa
    elisa Le 19 mars 2012 à 12:31

    tu dis : justice et cinéma
    je dis : CINEMA ET JUSTICE
    bien à vous tous.

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Bruno Dayez


Auteur

avocat, chroniqueur, chercheur associé aux Facultés universitaires Saint-Louis et maître de Conférences à l’Université de Liège

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