Justice en ligne
 

Envoyez-nous remarques, questions et points de vues sur la justice.

Certains termes du vocabulaire judiciaire vous paraissent compliqués ?

Notre rubrique Lexique vous aidera à mieux les comprendre.

Accéder au site Questions-justice.be
Nous avons vu « Le Traître » (« Il traditore ») de Marco Bellocchio
par Olivier Collon, le 13 janvier 2020

Le film « Le Traître » (« Il traditore ») de Marco Bellocchio est un peu passé inaperçu à Cannes en mai dernier.

Je suis allé le voir sans m’attendre à en parler, par cinéphilie, en souvenir d’un réalisateur, vétéran du cinéma italien, qui m’avait beaucoup impressionné lorsqu’en 1967 il a réalisé « La Chine est proche » pour analyser les diverses réactions d’un milieu politique et social de province, face à la montée du marxisme « maoïste » très en vogue à l’époque.

En principe, si pas d’attente, pas de déception. Sauf que, très vite, l’évocation de la mafia spécialisée dans le trafic de drogue qui a généré des sommes colossales, choque, et plus encore par la violence des personnages et des situations.

La mise en scène du maxi-procès de Palerme au cours duquel, près d’un demi-millier de membres ou proches de la Cosa Nostra, ont été jugés dans une sorte de foire d’empoigne judiciaire est kafkaïenne mais à l’envers : c’est l’institution, l’État, qui est absurde, pas les accusés.

Parmi les accusés, ce Buscetta, que l’on a vu collaborer avec le juge Falcone, mais qui récuse le terme « repenti ». Pas repenti, disons, mais alors « non aligné » ? En tout cas sujet à un problème d’ego considérable. Tellement, qu’il prend toute la place. Capte tout ce qu’il reste de l’attention du spectateur. Jusqu’à la nausée. C’est dans cet état que l’on quitte la salle au sortir de ce film trop long à la fois démonstratif et creux.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.