Nous avons vu « Dark Waters » de Todd Haynes

par Olivier Collon - 14 mars 2020

L’irruption d’un fermier, d’un « bouseux », dans la salle d’attente d’un gros cabinet d’affaires de Cincinnati, dans l’État de Virginie occidentale aux États-Unis, va bouleverser l’existence routinière et friquée d’un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques.

Elle va d’abord en rappeler quelques principes de sa profession, au premier rang desquels se trouve l’indépendance, suivi de l’obligation morale de ne défendre qu’une cause que l’on croit juste. Disons : lui rappeler un idéal estompé.

Le film prend rapidement un aspect documentaire et nous expose techniquement (il faut un peu s’accrocher, mais c’est intéressant) ce qu’est le téflon, produit conçu par la société américaine DuPont (de Nemours) et les ravages que ce produit a pu causer suite au déversage de sédiments toxiques de fabrication dans la nature.

Passionné par son combat, l’avocat met en péril ses revenus au sein du cabinet et, partant, sa vie de famille. À un certain moment, il se demande même s’il va pouvoir continuer à se « permettre » l’école catholique pour ses enfants.

C’est mené de main de maître par le réalisateur Todd Haynes et joué à la perfection par les acteurs Mark Ruffalo, Tim Robbins et Anne Hathaway. C’est passionnant.

Quand le film s’achève, on a envie de crier : vive le cinéma américain, vive ce cinéma américain-là !

Mots-clés associés à cet article : Environnement, Justice et cinéma, Cinéma, Avocats, Pollution, Dark Waters,

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Olivier Collon


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avocat au barreau de Bruxelles

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